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Yoyo à l'arrivée du prologue
Yoyo à l'arrivée du prologue
Marika à l'arrivée du prologue
Marika à l'arrivée du prologue
Seb à l'arrivée du prologue
Seb à l'arrivée du prologue
Juju à l'arrivée du prologue
Juju à l'arrivée du prologue
Vinc à l'arrivée du prologue
Vinc à l'arrivée du prologue
Marco à l'arrivée du prologue
Marco à l'arrivée du prologue
Le départ (photo Tonio)
Le départ (photo Tonio)
Tonio le warrior à l'arrivée
Tonio le warrior à l'arrivée
Chocapic à l'arrivée
Chocapic à l'arrivée
Yoyo et Marco à l'arrivée
Yoyo et Marco à l'arrivée
Yoyo et Marco à l'arrivée (photo Tonio)
Yoyo et Marco à l'arrivée (photo Tonio)
Marika à l'arrivée (encore en forme !)
Marika à l'arrivée (encore en forme !)
Marika franchit la ligne (photo Tonio)
Marika franchit la ligne (photo Tonio)
Marika même pas fatiguée (hein Georges ! ;-))
Marika même pas fatiguée (hein Georges ! ;-))

Transvésubienne 2007

Par marika, le 05.06.07

La TransVésubienne 2007



J'ai testé pour vous, ce qui se cache derrière cette épreuve qui fait tant
fantasmer les vététistes les plus endurcis !


Mais qu'est-ce que la Transvé ?

Réputée pour être l’une des courses de VTT les plus extrêmes de France (d’Europe ? du Monde !!!?!!), elle est surtout un beau rassemblement d’accros du VTT, du vrai, celui qui fait mal aux mollets, aux cuisses et aussi aux bras en descente ! Enchaînement ininterrompu de sentiers techniques, montées extrêmes et descentes qui ne le sont pas moins, elle fait rêver tant par ses paysages que par la difficulté du challenge !
Ce coté « extrême » du parcours a fait sa renommée et tous les ans, des vététistes se lancent dans l'aventure sachant qu’ils vont souffrir comme jamais, avec le secret espoir d’obtenir le fameux sticker « Finisher » qui vient récompenser les rescapés de la fin du parcours…

Une course de VTT est toujours une épreuve où le dépassement de soi et l’effort physique sont constants. Ce qu’il y a de plus dans cette course en particulier ? Un effort intense, pas le moindre répit, pas de moment pour récupérer… les difficultés techniques s’enchaînent, du portage, du poussage, une descente cassante, des traversées vertigineuses… La chaleur du Sud vient ajouter à la difficulté et à l’ambiance !! C’est une seule journée d’effort, mais encore faut-il tenir la distance, tant sur le plan physique, que matériel (les vélos sont mis à rude épreuve) et surtout moral…

Cette course fait partie des Avalanche Trophy, organisés par le célèbre Georges Edwards, enfin, célèbre dans le milieu des courses de VTT en tous cas.


Quelques chiffres pour se mettre dans l’ambiance :

L’édition 2007 proposait un parcours de 87 km environ (portages non compris !), pour un dénivelé positif atteignant les 3400 m voir plus selon les altimètres et un dénivelé négatif autour des 4500 m… pas mal comme parcours de santé !
Le parcours est composé à 80 % de sentiers, avec seulement de très courtes jonctions sur route ou piste. Et ces sentiers ne sont pas vraiment "à vaches"…
On a plutôt intérêt à être un habitué des descentes du Sud bien cassantes ou du Vélo de Montagne avant de se lancer dedans ! La technicité n’est jamais extrême, mais il faut être très à l’aise dans tous les types de terrain :

* Pilotage sur des sentiers très étroits et vertigineux
* Épingles serrées et raides en descente
* Passages très cassants, du type enchainement de marches rocheuses plus ou moins hautes sur plusieurs centaines de mètres de dénivelée sans répit
* Technicité des sentiers en montée où on peut perdre énormément de temps à mettre pied à terre


Le déroulement des épreuves :

L’épreuve se déroule en 2 jours avec 2 parties distinctes :

J1, le prologue :
Il s’agit d’un parcours à profil descendant (1000 m de D- pour 50 m de D+) qui permet d’obtenir un classement pour le départ du lendemain. Les 120 premiers temps partiront dans leur ordre d’arrivée sur les lignes du devant.
Le reste de la meute est réparti en troupeau derrière…
Ce temps sera également comptabilisé pour le classement final avec un coef de 1,2 ajouté au temps du dimanche.

J2, la course :
Cette année, le départ se faisait à 7h de la station de la Colmiane, en configuration « Mégavalanche » : Tout le monde entassé derrière une grille de départ, au sommet d’un grand champ herbeux qui descendait sur une centaine de mètre, avant le début de la montée à proprement parler. En gros, au moment du top départ, on lâche la meute et ça devient du grand n’importe quoi ! Heureusement apparemment pas de casse cette année (ce n’est pas passé loin pour moi, qui ai failli me faire catapulter par une jolie tranchée bien camouflée dans l’herbe…) Ensuite on se calme direct, puisqu’on atteint le début de la montée sur une "pistasse" bien raide qui mène au sommet des pistes de la Colmiane, où l’on quittera définitivement (ou presque) le monde civilisé et roulant…
La course est jalonnée de 2 points de passage importants, comportant des portes horaires éliminatoires :
Le Col de la Porte, avec une porte horaire à 15h, qui est censée être à mi-parcours, puis le Col St Michel, avec une porte horaire à 17h, ticket d’entrée pour l’arrivée et le sticker « Finisher ».

Les coureurs :
387 inscrits au départ de la course cette année… dont 9 filles.
A l’arrivée, c’est l’hécatombe !!! Il y aura seulement 188 Finishers, soit plus de la moitié d’abandons. Et sur les 9 filles, 6 auront droit à leur autocollant, soit les 2/3 ! Qui a dit que les nanas étaient moins résistantes que les mecs ? :wink:

Le trio de tête aura mis entre 06h30 et 07h30 (pour le 3e) à rallier l’arrivée… Alors que les bons derniers (et dernières), arriveront après 12h30 voire jusqu’à 13h30 d’efforts pour les derniers acharnés !
La course 2007 a été reconnue plus longue et difficile que la précédente, Georges ayant rajouté au parcours, pour remplacer le portage final du Férion (un portage extrème et très difficile, selon les participants de l'an dernier), une boucle «Free-ride» qui a rajouté environ 1h30 de course.


Mais qui sont-ils ?

Il y a 2 catégories de masochistes : les masos préparés et les masos inconscients.

Pour les masos préparés, c’est l’objectif de toute une « carrière » de vététiste : rallier l’arrivée de la course la plus extrême du pays, ramener le sticker Finisher (qui leur a couté les 45E réglementaires, mais qu’ils encadreront au-dessus de leur lit pour le restant de leurs jours…) voilà qui a de quoi faire envie !! De toutes les régions, ils s’entrainent sans relâche tout au long de l’année. Le VTT est leur ami, ils pensent VTT, ils mangent pour le VTT, ils ne boivent pas (pour le VTT !!) et leur femme les a quittés depuis longtemps (en leur laissant le VTT…). Cette course arrivant très tôt dans la saison, ils roulent tout l’hiver, sous la pluie, dans la boue et toujours avec leur VTT chéri. VTT dont ils peaufinent l’équipement depuis 2 ans déjà, pour avoir « LE » matos adapté à « LA » course : le matos qui va pas casser, qui sera assez confortable et surtout le plus léger possible… Ils écument les forums de VTT, font des plans d’entrainement, qu’ils tiennent. Bref, pendant une année ou plusieurs (c’est encore mieux : l’humilité devant l’épreuve), ils sont infréquentables, dans leur obsession à eux, que personne ne peut comprendre (et on comprend pourquoi)… LA Transvésubienne.

Et puis il y a les autres, les dilettantes, les foufous, les inconscients ou les filles (:wink:), les curieux qui veulent y aller « pour voir », ou parce que les copains l’ont faite et que ça avait l’air trop génial… Ceux là, on ne donne pas cher de leur peau au départ. Une course comme ça, c’est presque lui manquer de respect que d’y arriver non préparé. D’ailleurs, si Georges lisait ça, il en ferait une jaunisse…
Il faut que je vous parle de Georges, l'organisateur. Cette course, c’est un peu son bébé, sa fierté.
Il la veut la plus dure, la plus extrême possible, bref, il faut préserver le mythe, absolument. Nombre d’histoires circulent tout au long de l’année sur les difficultés à venir du parcours, parcours qui est toujours annoncé « encore plus dur » que le précédent tous les ans…

Georges donc, au moment du départ du prologue, n’hésite pas à venir briefer et encourager les concurrents directement devant la grille de départ.
Georges, lorsque les filles de cette édition 2007 se présentent au départ, semble ne pas en croire ses yeux. Cette année, il y en a 2 rangées, 9 inscrites, comment cela est-ce possible ? Avec la réputation extrême qu’a ce parcours, ces jeunes filles se sont manifestement perdues, ce doit être une erreur d’aiguillage où l’inconscience de la jeunesse…
Georges, inquiet pour la réputation de la difficulté extrême de sa course qui compte 9 filles parmi les 387 partants, va donc s’empresser de les mettre au jus. « J’espère que vous vous êtes bien renseignées sur les difficultés du parcours, et que vous savez réellement ce qui vous attend. Cette course est très très dure, il sera extrêmement difficile d’arriver au bout. Je vous conseille de bien repérer les endroits où il est possible de rejoindre une navette-balai pour l’arrivée, savoir à quels endroits vous pourrez abandonner ». Et je n’exagère pas… Les 9 minettes en restent muettes. Déjà qu’elles se demandaient vraiment ce qu’elles foutaient là, ce n’est pas vraiment pour les rassurer…

Mais contre toute attente, l’épilogue est heureux : 6 concurrentes réussiront à rallier l’arrivée et le commentaire de l’organisation, relayé par Nice-Matin, est éloquent :
Il faudra attendre 18 h 03 pour que la très courageuse première Dame Fabienne GOBIL rallie l’Arrivée !

La Transvésubienne 06 a donc tenu toutes ses promesses, quand bien même une demi-douzaine de courageuses jeunes femmes s’y sont alignées, la course des courses est restée une affaire d’hommes, au sens le plus noble du terme.


Hé bien on est rassurés ! malgré les filles qui semble-il sont arrivées au bout un peu par erreur, la transvé reste une affaire de mecs, de vrais ! Ouf !!!!!!!


Bon, voilà pour la présentation de l’affaire, place aux récits

La Transvé, je vous en parle car on l’a faite cette année avec la bande habituelle de GrenobleVTT.
Certains en parlaient depuis l’an dernier, car ils souhaitaient y retourner et les autres se sont ralliés à l’équipe plus ou moins tard (jusqu’à une semaine avant le départ), motivés par l’émulation du groupe ! On est parti en noyau dur de 10 coureurs, dont 4 filles (à nous tous seuls, on faisait quasiment 50 % des effectifs féminins !).
Sur place, on rejoints 4 autres connaissances Grenoblevttistes, autant dire qu’on a occupé le terrain, et qu’on est pas passé tout à fait inaperçus…
La Transvé cette année, c’était le week-end de l’Ascension.
On est donc descendus sur place pour les 4 jours et pas pour acheter du terrain comme diraient certains. A défaut de s’entraîner pour la course (certains sortaient tout juste de leur saison de skirando, ayant échoué au challenge 2007 des 100 000 m), on s’est acclimaté au pays, en visitant de magnifiques topos autour de Guillaumes.

Le 1er jour pour s’acclimater : Valberg – Guillaumes

Le 2e jour pour se reposer : les Gorges de Daluis
Rien que pour ces paysages sublimes et la bonne ambiance, le WE était déjà réussi !!

Puis vient le prologue du samedi, chacun réussit un temps plus qu’honorable, surtout Seb, Dim et Chocapic qui iront s’aligner en première ligne car ils sont dans les 100 premiers temps (ils ont même fait beaucoup mieux que ça !!).
Et enfin, il est temps de souffrir le dimanche…
Un petit aperçu du topo de la course Ici

Chaque personne a un vécu particulier de l’épreuve, mais le point commun, c’est que chacun à son niveau, qu’il ait mis 8 ou 12 heures pour rallier l’arrivée, a beaucoup souffert, s’est beaucoup donné, a eu des coups de moins bien mais a aussi su se booster comme il fallait…

On a tous adoré les paysages, les sentiers et le parcours et on est tous arrivés heureux de notre course, sans aucun regret d’en avoir autant bavé tellement la jouissance de l’effort et de l’arrivée sont bonnes !

Toute l’équipe a super bien réussi sa course, chacun à son niveau et même les 4 filles ont assuré pour leur première participation : Juju a fait une super course jusqu’au Col de la Porte et après un an de VTT, il a vraiment fallu qu’elle se dépasse pour aller jusque-là !
Faby est arrivée première dame (1re courageuse jeune femme, pour citer Georges) et nous a bien bluffés comme d’hab, Yoyo et moi nous sommes vraiment battues comme jamais pour avoir notre sticker-finisher-à-45-euros, mais on l’a EU !
Et c’est une arrivée, le sourire jusqu’aux oreilles pour tous, avec un superbe souvenir pour moi de cette première participation !!!!

Si vous voulez encore en savoir plus, vous trouverez de supers comptes-rendus de chaque participant sur GrenobleVTT et leur ressenti de la course « à chaud ».

Entre autres :
Le CR de la troupe par Vince :
1re partie
2e partie
le CR de Juju
le CR de Yoyo
le CR de marika
le CR de Jip
le CR de Seb
le CR de Vince
le CR de Tonio


Alors maintenant… ça vous dit pour l’année prochaine ?

Lien vers le Topo

Commentaires

Ca vallait le coup d'attendre, même s'il est un peu long, il reste super captivant ton article, faut demander à Georges de t'embaucher comme Ambassadrice... [sanfroic, le 07.06.07]
Wahou tu fais parti de l'élite de la planète VTTistique maintenant, on a plus le niveau pour rouler avec toi :snif: [Jeroen, le 07.06.07]
Je ne retiendrais qu'une chose de ce CR...

J'ai lu pour pour cette "première participation".
Maintenant, ça veut dire qu'il y en aura une seconde ;)

Plus de débinage possible!!! [Tonio, le 10.06.07]