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D'Albertville à Bourg St Maurice, par lacs, crêtes et cols du Beaufortain.

Par korbz, le lundi 16 Aout 2010 à 18:45 :: Sortie en (semi)autonomie sur un Week-end. :: rss

Une traversée du Beaufortain depuis Grenoble ? Avec le TER, ça marche !

L'objectif premier de cette sortie consistait à passer une nuit en bivouak à proximité du col du pré, au dessus d'Arrêche, et d'accéder à ce dernier en empruntant la crête qui part du col du couvercle. Un deuxième objectif
consistait à descendre sur Bourg Saint Maurice par une descente que j'avais eu l'occasion de faire quelques
années auparavant.


En quelques chiffres:
Distance : 88 km.
D+ 3000 m environ, D- 2700 m.
Trajet : Albertville (400 m) > Beaufort > Arêche > Lac de St Guerrain > Col Du Couvercle (2340 m) > Col du Pré (1700 m) > Col du Coin (2400 m) > Bellentre (700 m) > Bourg St Maurice.
Les montés sont faciles (Pistes Jeepables), sauf le portage sur le final du col du coin. (200 m de D+).
Passage exposés : Début de la crête reliant le col du couvercle au col du pré.

Points d'eau : Beaufort, Arêche, Buvette du Lac de St Gerrain, Col du Pré, refuge de la Coire. Plus de nombreux ruisseaux et sources.


Je décrit mon itinéraire :

Samedi 31 juillet, j'embarque dans le TER (Celui de 7h43 au départ de Grenoble) depuis la gare de Grenoble Université Gières qui mène à Chambéry. Mieux vaut prendre celui de 7h23 au départ de Grenoble, car ce train évite d'avoir une correspondance trop longue en gare de Chambéry. Je ne m'étallerai pas sur les raisons qui ont fait que j'ai raté le premier train. Bref, durant la correspondance à Chambéry, j'ai amplement le temps d'étudier la carte IGN afin d'identifier différents lieux de couchage, des points d'eau etc ...

Après plus d'une heure de correspondance, je monte dans le train à destination de Bourg Saint Maurice et après une demi heure de trajet, je descends à Albertville, il est approximativement 11 heures.

Je rejoins Beaufort par la route, le trajet prends une cinquantaine de minutes. Là, première pause, j'achète un sandwich au jambon sec-beaufort et déjeune à l'ombre de l'église. Une fois la pause déjeuné terminée, j'embraye sur la monté vers Arrêches. J'y arrive sur les coups de 13 heures, et là à mon désaroi, je constate que la coopérative est fermée jusqu'à 14 heures 30. Tant pis, je monterai sans beaufort, j'essaierai d'en trouver plus haut. J'arrive au Barrage de St Guerrain un peu avant 14 heures. Je me pose à l'ombre des parasols de la buvette, afin de refroidir après cette montée sous un soleil de plomb.

De là, la vue qu'on a sur le lac est superbe !


Après un panaché et une heure de pause, je repars à l'assault du col du couvercle. Pour rejoindre ce dernier, suivre
la route en direction du cormet d'Arrêches, celle-ci devient une piste après plusieurs kilomètres. Celle-ci se sépare en deux (Altitude 1830 mètres), prendre à gauche, direction le col du couvercle. Suivre cette piste jusqu'au col du couvercle (Altitude 2340 m). De là, j'ai eu droit à un panorama splendide sur le Mont Blanc et le lac de Roseland :


Suivez la crête, attention, les premiers mètres commencent par être assez raides et un peu techniques !
La vue sur la chaine des Aravis est grandiose :


Quand au lac de Saint Guerrin, le voilà sur la gauche, bien en dessous maintenant !


La première partie de la crête est PARTICULIÈREMENT EXPOSÉE ! Cette dernière borde des falaises à-pic, et le chemin descend en suite droit dans une pente herbeuse assez raide. J'ai préféré jouer la carte de la prudence et faire ces passages à pied, à côté du vélo, jusqu'au "passage de miraillet". Le reste de la crête est un pur bonheur à rouler, même s'il faut se méfier des fils de cloture électrique, qu'il faut longer ou franchir de temps en temps.
Arrivé au passage de la Charmette, je suis descendu au restaurant de l'Entrus par la grosse piste ... Si j'avais connu ce site à ce moment là, alors j'aurais su qu'il était possible de rejoindre le col du pré par la Roche Parstire.

Comme je n'avais pas de beaufort à mettre dans mes pâtes, je suis allé mangé au resto de l'Entrus, avec sa vue imprenable sur le Mont Blanc, le lac de Roseland et la Pierra Manta.

J'ai posé le bivouak au Col du Pré, où une trentaine de jeunes faisaient une fête autour d'un feu de bois ! Quelle agréable rencontre ! Contrairement à eux, je n'ai pas fait très long feu. Mais, le fait de m'avoir proposé un verre et avoir discuté avec eux autour du feu, a vraiment rajouté une touche de bonne humeur à cette sortie.

Levé de soleil au Col du Pré ...


Yapuka tout ranger ...



Après moultes cafés, une séance de discution en compagnie de mes convives de la veille, l'agencement du boxon dans le sac à dos (Genre le réchaud et les pâtes qui n'ont pas servi ...) et une omelette au beaufort prise au même resto que la veille, il est midi trente.

En partant du resto, prendre la direction du barage de Roseland. Dans un des lacets de la descente, prendre la grosse piste suivant la direction "Trecol". (Altitude 1650 m).
La piste surplombe le lac de Roseland jusqu'à rejoindre le lieu dit Treicol. Une fois arrivé au niveau de Tricol, suivre la piste direction Presset. Celle-ci devient assez raide et monte en lacets. Une fois arrivé à Presset, suivre la piste jusqu'à atteindre le col du coin, Altitude 2400 mètres. src

Pour atteindre ce dernier, le portage est obligatoire, sur les 200 dernier mètres de D+. Mieux vaut ne pas tomber sur la partie finale de la monté car la pente est particulièrement raide. J'arrive au col vers 14 heures 50, c'est à dire qu'il m'a fallu faut compter 2h40 pour l'atteindre.

Comme toujours, la vue justifie l'effort !
Ici, on apperçoit le chemin de la montée (celui en contrebas, dans la partie gauche de la photo ...)


Le chemin de la descente ... Avec en contrebas la piste qui se rend au refuge de la Coire ...


Et des images traumatisantes pour tous les adeptes de ski de rando, la Pierra Mante entourée de pentes sans
un flocon de neige, et beaucoup de cailloux :).



J'ai rejoint le piste depuis le col, en suivant le sentier. La première partie est un peu technique, mais l'exposition m'a intimidé, du coup j'ai passé les premiers lacets à pieds. Le reste passe très bien !
Rejoindre le refuge de la Coire, facile, il suffit de prendre la grosse piste dans le sens de la descente. Là, une source
d'eau fraîche vous attends, vous pouvez même prendre autre chose dans le refuge.

De là, j'ai pris un petit sentier, naissant juste au dessus de la piste d'accès au refuge et serpentant jusqu'un peu avant le hammeau de Laval.
À Laval, j'ai pris la route, sur la gauche dans le sens de la descente, afin de rejoindre le GR5 au niveau de "les deux fours" en passant par la "Gitte". J'ai suivi le GR5 jusqu'à Bellentre, en passant par Vallesan.
Le GR5 suit une grosse piste puis se transforme en un sentier sur lequel on roule super bien et qui n'est pas trop accidenté.

Au dessus de Valezan, la vue sur les glaciers de la Tarentaise est imprenable !



Bref, après toutes ces sensations, il est temps de rentrer. Le dernier train part de Bourg Saint Maurice un peu après 18 heures. J'ai fait le trajet jusqu'à Bourg sur la Nationale, alors qu'il existe :
_ Une piste cyclable.
_ Le Train s'arrête pas loin de Bellentre ( Garre de Aime La Plagne).

Il y a même un fourgon pour ranger le vélo (et se mettre en quarantaine olfactive ...).


Les horraires de la ligne Bourg St Maurice Chambéry :
http://telechargement.ter-sncf.com/Images/Rhone_Alpes/Tridion/52aff_tcm-31-19889_20100722_1652.pdf

Pour un retour sur Grenoble, il peut être avantageux de faire la correspondance à Montmeylian.
C'est le cas si vous prenez le dernier train.

Commentaires

» Par Phil'Ô, le vendredi 20 Aout 2010 à 11:45

Belle aventure que voilà. C'est bien aussi de prendre le temps de profiter, de bien manger...

Ton sac n'était-il pas trop lourd / volumineux ? (combien environ) ??? Bravo !!!

En plus tu peux postuler au concours changer d'approche de Mountain Wilderness ;-)

» Par korbz, le dimanche 22 Aout 2010 à 12:57

Salut Phil'Ô ! Merci pour ton commentaire !

Le poids de mon sac, devait être aux elentours d'un dizaine de kilos (à la louche).
Grosso modo, j'ai embarqué une tente légère (2kg), un duvet assez chaud mais léger (2kg), 3 litres d'eau dans un Camel Back (Ça, c'est la partie oscillante), une polaire, des vetements secs pour la nuit, deux chambres à air Maxxis freeride et
de quoi réparer une crevaison et un bris de chaine. J'avais également un réchaud camping gaz, des pâtes et une frontale, et bien sûr l'appareil photo.

J'ai testé un sac orienté ski de randonnée que j'ai acheté chez Décathlon*, et je dois admettre que j'ai été agréablement surpris par le fait aue l'avoir sur le dos, lors d'un trajet à VTT, ne se transforme pas en une séance de torture. À la descente, il ne venait pas pousser l'arrière de mon casque et rabattre la visière devant mes yeux --contrairement à l'ancien sac--.

Le problème majeur que j'ai eu avec le sac, c'est le manque de volume, ou bien le surplus d'affaires inutile :). Je songe à remplacer la tente par une bache, histoire de gagner de précieux litres et un peu de poids.

*Comme ça, je factorise mes achats ... Je n'avais pas de sac adapté au ski de rando, et mon ancien sac se prétait mal à la pratique du VTT.

[DANGER PUB]
J'ai pris un sac chez Décathlon, un Bionnassay 55+10.
[/DANGER]

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