Cela faisait un petit bout de temps que j'avais l'intention d'aller fouiner dans le haut du plateau Tercier. Les images satellites m'avaient indiqué qu'une piste conduisait à son point le plus haut, et une petite intuition me disait que l'on pouvait redescendre sur le col qui sépare le vallon de la Lare et celui de laghet.
Samedi
L'envie de faire
le ravin de Galambert avec mon nouveau VTT a été cependant plus forte, et c'est avec plaisir que j'ai dévalé ce sentier cassant au début puis super ludique dès que l'on passe "la colle de la Madone".
Mais c'était sans compter sur ma nouvelle monture qui m'a permis de gagner allègrement 30 minutes sur la descente. C'est alors que l'idée d'aller farfouiller du côté du plateau Tercier me vint.
Je monte le ravin de la Lare à un bon rythme et enchaine par le GR 51 qui monte au réservoir du Plateau Tercier. Je trouve la piste qui grimpe fort par moments au milieu des pierres et des épineux. J'arrive enfin au sommet et la piste redescend vers le Nord-Est. Super, mais où conduit-elle donc ?
Ma joie est de courte durée car elle conduit à un pylône électrique et puis ... plus rien !
M.... alors, il faut remonter la piste... Aurais-je fait tout cela pour rien...
C'est en retournant au sommet que j'entrevois une rubalise dans un épineux. Un vague sentier semble partir vers le sud-sud est. Je l'emprunte mais rapidement le calcaire et les épineux rendent la tache impossible à vélo. Le portage n'est pas plus heureux, car je dois batailler pour arracher mon VTT des arbustes dans lesquels il se bloque.
C'est pas possible de continuer comme ça ! Dans quelle galère j'ai été encore me mettre. A un moment, je me crois complètement perdu au milieu de la garrigue !
Mais une nouvelle rubalise me faire reprendre espoir. Il y a bien une sente par ici. Je la suit, tantôt sur le vélo (pour 10 m), tantôt vélo à côté (pour passer des roches calcaires saillantes), tantôt en portage (lorsque la végétation le permet). J'arrive ainsi, après 20 bonnes minutes de bataille à un vague sentier suivant un muret de pierres sèches envahi de végétation. Je passe en force entre les buissons d'épineux et rejoins un premier sentier un peu plus large dont j'estime l'orientation E-O. Tiens, serait-ce celui que je cherchais ?
Ce sentier me conduit à un second bien plus large (que je connaissais pour l'avoir parcouru en défrichage il y a quelques temps déjà) qui descend au col que j'espérais rejoindre.
Bon résultat des courses : Quelques griffures, beaucoup d'énergie pour pas beaucoup de plaisir... Bon à oublier ! Mais le premier sentier croisé doit bien conduire quelque part ... Affaire à suivre ...
Ce défrichage s'étant soldé par un échec, j'ai décidé que Dimanche je remettrai ça !
Dimanche
J'avais là aussi repéré il y a quelques temps, un sentier descendant du pont qui enjambe l'autoroute quelques hectomètres de celui arrivant du Fort de la Revère. Une seule indication était notée sur la balise en bois marquant son départ : "Sembola"... Sur ma carte, rien de très précis et surtout pas de sentier de tracé ! Bon il n'y a qu'à aller voir !
Programme du jour : défrichage de ce sentier.
La première partie de la descente est toujours aussi succulente. J'arrive enfin au départ du sentier inconnu ! Bon il y a des marches en bois impossible à descendre à moins de n'avoir qu'un seul neurone !
La suite est une large piste qui descend... descend...descend... non, ce n'est pas possible ! Tout ça pour de la piste quand ... tiens, le marquage jaune sur le côté s'enfonce dans la forêt ! Ok allons y, d'autant que la piste se perd un peu plus bas ! Mais le sentier n'est pas cyclable ! Le franchissement d'un ruisseau est même franchement scabreux !
Bon, ne me dites pas qu'il va falloir que je remonte tout cela à présent. Et oui, le sentier remonte vers l'est... Grrrr et je rejoins la fin d'une piste. Si j'avais su, j'aurai suivis la piste ! C'est pas grave, je continue !
Mais la chance tourne enfin, et la piste fait rapidement place à un sentier en sous-bois. Et là, c'est l'extase. Le sentier est hyper roulant, tout droit, sur du velours... LE PIED. Mais c'est tout de même trop facile, quand une succession d'épingles resserrées fait son apparition ! Ah voilà ma récompense !
Je les passe en trichant, car je suis seul et certaines dominent littéralement la falaise ! Donc, prudence mais plaisir, grand plaisir...
C'est même trop court !
Ah, ce ravin de Galambert...
Le seul single que je connais par coeur sans y avoir jamais été !!!!!!!!!!!!
Sans rancune Phil'Ô ?????