Rassurez-vous, je ne vais pas vous faire l'apologie de la dernière technologie en matière de son numérique méga Surround avec subwoofer et liaison sans fils....
Non, non ! Mon DTS 5.1 à moi, c'est
Descendre
Tout à
Skis dans du
5.1 (*)
(*) Ou bien
Descente
Tendue du
String car c'est du
5.1
Et oui, pour fêter mon passage chez les quadragénaires, mes deux potes Phil et Toune m'entraînent dans mon premier
couloir côté
5.1 le
Nord-Est du Pélago.
Pour couronner le tout, j'ai du matos tout neuf (notamment de nouveaux skis, avec lesquels je vais faire mon premier virage dans une pente qui avoisine les 50°)... Autant dire que je ne suis pas très rassuré lorsque l'on attaque la montée du cône de déjection.
Histoire de tester la motivation de mes copains, je tente le débinage en prétextant une croute
imaginaire, rendant la future descente pénible..., mais mon manque de conviction évident a fait de cet essai, un échec cuisant.
On s'équipe et on remonte le couloir qui est resté dans l'ombre. Il est assez large pour l'instant (env. 7-8 mètres) et l'ambiance monte en même temps que l'altitude... Je m'essaye même à faire la trace.
Puis les choses se compliquent un peu : On arrive à l'étranglement et la pente se redresse encore un petit peu plus. Il faut passer un coude à droite pour voir enfin se découvrir la partie finale...
Pinaise,
ce n’est vraiment pas large (au maximum 2,50 m !!!). Je me demande si je serai capable de descendre tout ça à skis !!! Bah, on verra bien, pour l'instant on monte et la neige fraîche rend facile cette ascension.
On arrive assez rapidement à la selle, où le vent d'Ouest nous saisi. Toune et moi raisonnons Phil qui veut aller au sommet, car il est déjà tard et on se les gèle.
En plus le haut du couloir me semble impossible à skier tant il y a de vagues de neige formées par le vent. J'ose livrer mon analyse (qui aurait pu être tronquée par la trouille), mais mes camarades me confortent : On chaussera un peu plus bas !
On va donc redescendre en crampons sur env. 50 mètres... Secrètement je me dis (et si on redescendait comme ça jusqu'à l'étranglement?...), mais Toune forme une plateforme et commence à chausser.
Je lui lance -
T'es sûr que ça passe ? ...
Il me rétorque -
Mais oui ! Tu vas voir, il suffit de déraper !
Phil renchérit -
Et quand ce sera trop raide pour déraper, tu descends en escaliers...
Vu sous cet angle,
plus de débinage possible... Je me déséquipe et chausse mes nouveaux skis (Movment - Shamans...).
Toune fait la trace, suivit de Phil. Puis c'est à mon tour...
Bon... pour l'instant, le dérapage, ça va ! La neige est fraiche et la sous-couche accrocheuse à souhaits ! Et puis la trace est toute faite.
Arrive l'étranglement et le passage à 50-55 ° (c'est le passage que je redoute le plus)...
Ma concentration est à son maximum.
Quelques pas en escaliers plus bas, je me retrouve finalement dans la seconde partie du couloir. C'est plus large et je peux
(dois) tenter mon premier virage...
Bon, que vont donner ces nouveaux skis?...
Je me lance... J'y vais...
Je tente un virage sauté et ... Ouaou !!! Ca tourne presque tout seul !!! Ces skis sont terribles !!!
Finalement, je peux me relâcher et descend le reste du couloir dans une
euphorie très "sonore"...
La suite est divinement banale... On rejoint le vallon de Sangué puis celui de la Cougourde dans
une neige de cinéma.
Merci mes potes ! Merci mille fois de m'avoir fait
re-découvrir le plaisir du ski de montagne.
En fait, c'est un peu pareil... Ca se gère principalement dans la tête
. Il faut oser...