La deuxième édition du VTTour Game qui s’est déroulée les 3 et 4 octobre 2009 à Digne les Bains, a réunit 33 Vététistes le samedi et 40 le dimanche.
Le succès de cette édition relève d’une recette pas bien compliquée mais qui nécessite des ingrédients pas toujours évidents à rassembler.
Tout d’abord, il a fallu trouver une destination à la mesure des attentes de la communauté. Il faut dire que la barre était mise bien haute, après la belle réussite de la version dioise de 2008 mais l’équipe de modérateurs aime à relever ce genre de défit. Ensuite il est souhaitable d'avoir une météo favorable et un hébergement permettant d'accueillir tout ce beau monde.
Le secteur est donc sélectionné puis les itinéraires sont choisis et enfin le rendez-vous est fixé… Il ne reste plus qu’à…
Jour 1 : Autour de la Bigue
Liste des participants : AnneCe, Claudius, damichou, Florent, fontra, Guillaume_, jjG, L-Ric, martin30, npf, pascal06, Phil'Ô, sanfroic, santa, shama, shostag, squal, stef74, TataYeah, toposvtt, toz, Vivienne13, Yann, zigual, Laurent, Magalie, Toposvtt boys-band, Gilbert...
Cette première journée du VTTour Game est consacrée à un
parcours au profil plutôt typé Montagne, bien qu’aux abords immédiats de Digne, on ne puisse pas véritablement parler de montagne, l’itinéraire grimpe progressivement au Clos de Nuit par un sentier parfois bien raide.
La notion de roulage difficile/poussage prend ici toute sa dimension !
Le groupe y retrouve une piste qui serpente dans un paysage typiquement provençal, mariant parfaitement, le minéral et le végétal. Après une courte descente « jardinage » au milieu des champs de lavande, la montée reprend de plus belle et rejoint finalement le col de la Croix par un magnifique sentier en sous-bois. La fraîcheur de ce sentier en ubac fera le plus grand bien, la chaleur commençant à devenir écrasante.
Le col de la Croix atteint, c’est la pause syndicale !
Chacun grignote ses vivres en papotant lorsque soudain un bruit sec claque. Qu’est-ce donc ? Des chasseurs ? La foudre qui a frappé au loin ? Non, non. C’est simplement une bonne bouteille de rouge qui est sacrifiée sur l’autel de la convivialité (merci Dédé de l’avoir montée jusqu’ici) !
Après ce repas salvateur, le groupe remonte en selle pour entamer le magnifique sentier globalement traversant jusque sous le sommet de la Bigue. Le groupe qui s’était étiré durant la traversée se reconstitue progressivement, alors que quelques courageux osent affronter la descente depuis le sommet.
La première vraie descente commence par une rencontre insolite : Des mérens vaquent impassibles au milieu du sentier alors que la horde de Vététiste déboule sur eux. Puis le sentier emprunte un travers pas très large avec quelques passages exposés et c’est l’arrivée au très joli village de Courbons où les poches à eau vont être réalimentées à la fontaine municipale.
S’ensuit le sentier conduisant aux Ruines de Saumon (splendide mais peu roulant) et enfin la dernière montée à la Baisse de Blanchard. Cette Baisse (pour ceux qui l’ont trouvée) donne accès à un single fort sympathique alliant lacets techniques en terre sur le haut et passages cassants mais ludiques une fois le ruisseau atteint.
La troupe se regroupe au point de départ avant de repartir en direction du camping. Le camping a mis à disposition une terrasse sous treille, des barbecues à gaz et un allogène pour permettre une fin de journée des plus conviviales. L’apéritif déborde sur le repas et les saucisses seront avalées avec une bonne rasade de binouze, muscat et autre boisson anisée. Bref, une superbe première journée qui appelle la suivante avec beaucoup d’impatience.
Jour 2 : Découverte des Terres Noires.
Liste des participants : AnneCe, Claudius, damichou, fontra, JBF, Florent, jjG, L-Ric, lolo, Martial, martin30, npf, pascal06, Phil'Ô, sanfroic, santa, shama, shostag, squal, stef74, TataYeah, toposvtt, toz, Vivienne13, Yann, zigual, Laurent, Magalie, Toposvtt boys-band, Franck-L, ElectricMan et Patrick des 1001, Gilbert, Claire, Mika...
C’est la particularité géologique des alentours de Digne. Des dizaines d’hectares de schiste noir au grip inouï, sur lesquels rouler procure une sensation d'"exceptionnel".
En effet, ce spot est hors du commun et le cheminement (que nous allons suivre partiellement) tracé par les organisateurs du Raid des Terres Noires est purement démentiel !
Malgré les nombreux coups de cul qui entament un peu la lucidité des moins en forme, cette journée est une succession de pifs-pafs, de mini-sauts, de relances et de virages relevés, bref du pilotage à l’état pur.
Mais avant de profiter, il faut rassembler les 40 protagonistes. Ce n’est pas chose si facile, d’autant que le départ aura finalement lieu du camping. Ceux qui étaient présents le premier jour accueillent les nouveaux arrivants et le temps des salutations entamera un peu le timing très précis de
la journée…
Le départ initialement prévu à 9h00 aura lieu à 9h10, autant dire pile à l’heure avec un groupe de cette taille. Les jambes s’échauffent doucement sur la petite route conduisant à Mouiroués. Puis brutalement il faut quitter la route pour un sentier, certes cyclable mais réservant de sacrés coups de reins à ceux qui souhaitent rester sur leur monture. Un petit bout de descente dans les bois et brutalement le royaume des terres noires s’ouvrent à nous ! C’est saisissant de beauté !
Le groupe se rassemble et c’est parti pour la première descente, suivie d’une courte remontée, elle-même immédiatement suivie d’une nouvelle descente. Bref vous l’aurez compris, c’est une succession de montées/descentes sur ces terres noires qui attend les Ouriens en quête de sensations ! Ce qui frappe le plus, c’est l’incroyable grip que réserve ce terrain !
Vers les midi la pause déjeuné va faire croustiller les peaux exposées au soleil ! Il a fait bien beau aujourd’hui encore (quel chance !). Un rapide passage sur piste et l’enchainement recommence… encore plus beau, encore plus ludique que celui de la matinée. Enfin, avant d’attaquer la dernière montée (qui précède forcément la dernière descente) la petite troupe se restaure au soleil (de vrais lézards !).
Enfin arrive la dernière descente, celle de l’Adret de l’Escure. Sa réputation fait trépigner d’impatience les premiers arrivés. Le groupe est de nouveau rassemblé et c’est parti pour l’ultime run. Mais quel run ! Un poil cassant, un chouillat technique, un zeste rapide et à peine exposé. Les 40 vététistes, quel que soit leur niveau technique, arriveront au bas de cette descente avec la banane !
Que demander de plus ?
Il semble que la réussite soit également au rendez-vous de cette édition 2009 du VTTour Game !
Les modérateurs en sont tout heureux.
Rendez-vous l’année prochaine pour de nouvelles aventures !
Le merens, c'est comme le vin rouge il se vêt d'une belle robe est noire .