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Par francois le 05.09.11
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900 m Kerlingarfjoll : Une Traversée Nord-Sud de l'Islande

Une traversée relativement classique en première partie, moins classique par la suite à cause de nombreux gués à traverser. Un magnifique voyage en autonomie au travers de paysages uniques. Difficile, mais la gratification d'avoir réussi une telle traversée est à la hauteur de l'effort fourni.

Données techniques

Région : Islande
Longueur [?] : 650 km.
Denivelé (+/-) [?] : 9000 m.
Roul.dif./Poussage [?] : 0 m.
Portage Oblig. [?] : 0 m.
SPR [?] : (10/70/20)

Nb de jours : +7
Cartographie [?] : Islande

Dif. montée [?] : 2
Dif. descente [?] : 2
Dif. max : T2 ponctuellement
Exposition [?] : 1

Interêt [?] (9/10)

Départ/Accès

Départ : Blonduos (0 m) - En bus depuis Reykjavik

Itinéraire

De Blonduos, il faut rejoindre (par une vingtaine de km de goudron) la fameuse piste F35, la piste de Kjolur. Elle est assez classique à vélo surtout parce que toutes les rivières son traversées par des ponts. Cette piste traverse le "Désert Islandais" (les "Hautes Terres") en passant par Heravellir et non loin de Kerlingarfjoll (sites volcaniques extraordinaires) jusqu'à retrouver le goudron un peu avant Gulfoss.

La suite comporte une centaine de km sur route pour rejoindre à nouveau les Hautes Terres et la piste (F208) qui mène à Landmannalaugar.

Ensuite, on trouve la partie la plus difficile de cette traversée entre Landmannalaugar et Eldgja: pas mal de montées et descentes et surtout de nombreux gués à franchir à pied. De Eldgja à la "Ring Road" (la seule route bitumée intégralement et accessible aux véhicules de tourisme"), la piste est plus facile et sans gués.

Enfin, une fois la Ring Road atteinte, il faut traverser le Myrdalsandur, sur le goudron certes, mais la difficulté vient maintenant de la platitude des lieux et de leurs grande exposition au vent.

Quelques infos pratiques:
Il y a trois problèmes majeurs pour les cyclistes en Islande;

- la pluie (ou la neige, même en été): elle peut venir n'importe où et n'importe quand. Il faut d'abord accepter l'idée de rouler sous la pluie, puis être équipé: Vêtements étanches (veste et sur-pantalon en gore-tex absolument indispensables), sacoches étanches (ou au moins des sacs poubelle étanches pour emballer les affaires), une vraie tente qui résiste à la pluie et au vent, etc...

- le vent: il peut être parfois fort à très fort et pousser le vice jusqu'à empêcher de rouler (de face ou même de coté); il faut prévoir dans le planning un ou deux jours de battement. Il peut se contenter d'être juste épuisant (surtout de face) et dans ce cas, une étape de 20 km, c'est déjà beaucoup... De toutes manières, un vent contraire est toujours plus grave en vélo qu'à pied.

-les gués: c'est le problème pour toutes les randonnées dans le "désert intérieur", à pied comme en vélo. Les gués se passent de toute façon à pied et l'eau est froide. Il faut au minimum prévoir des sandales (impossible de traverser pieds nus) et l'idéal est d'avoir des chaussons néoprène (genre canyoning) ET les sandales; c'est ce que nous avions et c'est extrêmement pratique. On a de l'eau généralement au dessus du genou; au dessus de mi-cuisse, il faut renoncer à cause du courant très souvent présent. En général, il faut porter le vélo et donc démonter les sacoches. Ca veut donc dire qu'on passe une fois avec les sacoches et une fois avec le vélo; ce qui veut dire qu'on passe le gué 4 fois (d'où l'intérêt des chaussons néoprène).

Les autres problèmes sont classiques;
- la nourriture: pas de ravitaillement dans les "Hautes Terres" (sauf à Landmannalaugar où on peut trouver de quoi se dépanner); il faut donc être autonome. On trouve à peu près tout dans les supermarchés des villes (par exemple à Blonduos) et on peut aussi se dépanner dans les stations services (mais il n'y en a pas dans les Hautes terres).

- l'eau : pas de problèmes, on en trouve presque partout. prévoir quand même de quoi désinfecter l'eau ( micropur ou hydrochlonazone) si on suspecte la présence de moutons.

- réchaud: essence ou gaz, pas de problèmes en Islande (mais on ne trouve rien dans les Hautes Terres).

-camping: il y a des "terrains de camping" (souvent juste une zone herbeuse avec des sanitaires) près de tous les lieux touristiques; rien ailleurs mais là, on peut s'arrêter et camper comme on veut; c'est le désert...

Hébergement: on peut dormir "au chaud" dans les zones touristiques (Heravellir, Landmannalaugar, Kerlingarfjoll) mais il faut réserver à l'avance, c'est très souvent complet.

Engagement: pas vraiment d'engagement du fait qu'on croise beaucoup de véhicules sur la F35, et quelques véhicules entre Landmannalaugar et Eldgja. On peut donc demander de l'aide à tout moment.


Trace GPS

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Remarques/Variantes

Commentaires Terrain/Points d'eau :
L'essentiel se fait sur piste;
bien roulante de Blonduos à heravellir, mauvaise ensuite jusqu'au pont sur la Hvita (ne pas compter plus de 8 à 9 km/h de moyenne sur cette portion, soit environ 100 km). Elle est meilleure ensuite entre le pont sur la Hvita et la réapparition du goudron (20 kms avant Gulfoss).

Entre Gulfoss et Burfell: goudron (environ 100 km).

De Burfell a Landmannalaugar, la piste est bonne à assez bonne; après et jusqu'à Eldgja (sur la F208), elle est moins bonne et surtout, il y a de nombreux gués (entre 10 et 30 selon la saison et le temps).
Après Eldgja, la piste est meilleure, puis on arrive sur le goudron 50 km avant Vik.

Cet itinéraire n'est praticable qu'en Juillet et Aout.

Sortie(s) GPS associée(s) : 13.07.11

Notes/Commentaires sur l'Itinéraire

» Par chauchau, le dimanche 21 janvier 2018 à 17:40

Bonjour, en combien de jours as tu fait cet itinéraire stp ? merci !

» Par Pïerre, le mercredi 21 septembre 2011 à 14:13 (8/10)

Fait la traversée dans les 2 sens. Pris la route du Sprengisandur à l'aller (plus à l'E) jusqu'au lac Myvatn, puis la côte N jusqu'à Bakaflott (la bien nommée), puis retour la la route de ce topo. ~1500 km en 12 jours mais on a pris l'option voiture suiveuse (1 qui conduit le 4x4 et 3 qui roulent à VTT à tour de rôle), donc pas de matos de camping sur le vélo.

Pas grand chose à rajouter, c'est beau, c'est grand et les conditions météo pas faciles (pluie, vent très fort, froid, neige même en juillet) avec heureusement des bains chauds quasiment partout même au milieu de nulle part.
Amateurs de T5/E4 s'abstenir, c'est que de la piste ou presque

» Par francois, le lundi 05 septembre 2011 à 10:08 (10/10)

Un beau voyage


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