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Par Ricil le 25.10.07
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2612 m Col des Peygus : En traversée

Une jolie sortie montagne dans un secteur peu fréquenté. Du sentier ludique au milieu des pins et des mélèzes et un panorama qui "déchire grave" au col.

Données techniques

Département : Hautes-Alpes
Massif : Queyras / Alpes Cottiennes
Longueur [?] : 22 km.
Denivelé (+/-) [?] : 1100 m.
Roul.dif./Poussage [?] : 0 m.
Portage Oblig. [?] : 200 m.
SPR [?] : (50/40/10)

Nb de jours : ½
Cartographie [?] : 3536-OT

Dif. montée [?] : 3
Dif. descente [?] : 4
Exposition [?] : 2

Interêt [?] (8/10)

Départ/Accès

Départ : Cervières (1612 m) - De Briancon suivre la route du col de l'Izoard sur un dizaine de km

Itinéraire

Montée :
De Cervières, emprunter la D902 qui descend à Briançon sur un bon kilomètre. A la côte 1559 m, prendre une piste à gauche qui descend, traverse la rivière puis remonte en direction de Terre-rouge. Au point côté 1537 m, prendre à gauche la piste qui mène au fort de la Lausette. Lorsque la piste se trouve au fond du vallon (2233 m), continuer plein S par un petit sentier qui mène au Col des Peygus en traversant un bel éboulis.

Descente :
Du col, rejoindre les chalets de l'Izoard par une sente assez bien marquée puis suivre le sentier qui remonte plein N sur 80 m de D+. Se régaler sur un monotrace en sous-bois sur un petit kilomètre avant de tomber sur une bifurcation.

- Descente n°1 : S'engager à droite dans la descente dite de la Loubatière, rejoindre la départementale que l'on traverse aussitôt pour emprunter la toute fin du sentier botanique. Du Laus, pas d'autre moyen que la route pour rejoindre Cervières.

- Descente n°2 : Continuer tout droit, traverser la Combe du Malazen puis piquer à droite à la première intersection pour une descente épinglue dans un pierrier peu commode (T5/E4 sur 100 m de D+) jusqu'au Laus. Retour à Cervières par une route.

Pour ceux qui ont encore du jus et du temps, il faut absolument remonter la route en direction du Col de l'Izoard pour se faire le sentier botanique (compter 430 m de D+, se reporter au topo : Bois de Péméant).

Trace GPS


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Remarques/Variantes

Variante plus courte par le Fort de la Lausette (900 m de D+) :
A 2233 m, ne pas monter le fond du vallon mais continuer la piste jusqu'au fort.
De là, 2 possibilités :
- Rejoindre la descente n°1 après une grande traversée N/S.
- Descendre directement par l'option n°2 (très technique et hyper expo).




Commentaires Terrain/Points d'eau :
- Piste souvent caillouteuse mais bien roulante, sentier globalement roulant puis gros pierrier en portage.
- Descente n°1 : sentier propre avec quelques racines. 1re moitié en T4 (épingles techniques).

- Descente n°2 : sentier tracé dans un pierrier avec des épingles techniques et très exposées (T5).
La seconde partie est beaucoup plus facile.

Multiples fontaines à Cervières ainsi qu'une au Laus.

Sortie(s) GPS associée(s) : 17.06.17 10.09.11 03.10.09 20.07.08

Notes/Commentaires sur l'Itinéraire

» Par francois, le samedi 17 juin 2017 à 15:33 (8/10)

Très beau cadre, j'ai beaucoup aimé le long free ride pour descendre du col jusqu'aux chalets de l'Izoard.
Avec l'enchainement du magnifique single du bois de Péméant, ça fait beaucoup de bonnes descentes !

» Par marcus, le vendredi 14 aout 2015 à 13:55 (8/10)

Très belle surprise que ce topo, tant par le paysage de montée que par la descente N°2 bien expo, faut pas se râter.
Topo très bien décrit.
Seul bémol c'est la descente du col des Peygus vers les châlets de l'Isoard un peu droit dans la pente puis traversée d'alpage. Du coup à refaire ce serait par la variante plus courte pour faire descente n°1 et remontée par la route aux châlets de l'Isoard pour faire la descente N°2.

» Par djean, le jeudi 23 aout 2012 à 13:24 (9/10)

dure la montée au fort de la lausette, mais superbe parcourt varié.

» 8 avis de plus (Afficher)

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Col des Peygus, En traversée : Sortie du samedi 03 octobre 2009 par Enkidou

Participants : Seul

Remarques terrain

Sec, en freeride et singles lisses

Récit de la sortie

Mais c’est loin Cervières de chez moi. Pourtant Je le sentais bien ce topo. Mais tout seul ? … Alors lever 5h00 départ immédiat de mon chalet dans les contreforts Est du Vercors. Et la route avec la radio, c’est long. A Cervières, au parking, encore au chaud dans la voiture, un peu de jus d’orange bio, un morceau de panetone, les doutes redoutables en creux dans l'estomac. 8h13 5°c c’est parti ; brr. Et puis ça commence par une descente glaciale. Vite la chaleur de l’effort !
Au pont 1514 enfin la montée. Une ancienne route militaire empierrée. Doucement le corps s’échauffe. Plus haut, dans un premier rayon de soleil je quitte la polaire légère. Mais dans toute cette montée en face nord, ce premier rayon est un leurre, et je regrette vite cet allègement. Au débouché du verrou encore un éphémère rayon leurre et c’en est terminé jusqu’au col. Dans ce rayon je traverse un écran de mélèzes en feu. Mes roues crissent sur le givre des premières gelées de ce matin d’automne ; une glacière cette face Nord. Au départ du sentier, en quittant la route militaire, les doigts et les pieds engourdis, je repositionne la polaire légère, Le sentier est relativement roulant jusqu’au pierrier, ensuite portage obligatoire. Avec envie je regarde les faces ensoleillées. Mais tout va bien. Dans le pierrier j’ai maintenant un peu chaud, dans une épingle je range la polaire. Au col, je touche enfin le soleil, mais un ventelet glacial souffle, je remets la polaire légère. J’en ai marre de ces manips. Le spectacle est grandiose, au Nord la montée austère, au Sud la descente chaleureuse, le col Est/Ouest, des faces bleues à l’ombre, ocres au soleil, un ciel d’azur, un alpage raz jaune. Création d’un peintre, d’un sculpteur de lumière, d’un danseur étoile, d’un thaumaturge artiste ou d’un magicien démiurge ? …
Et moi grain de vie pour contempler. La beauté n’existe qu’au travers du regard de qui l’anime.
Il est 11h30.
En freeride s’amorce la descente directe pour rejoindre un monotrace étroit en traversée qui débouche sur une arête déversant sur un lagon. La montagne de sang verse une larme d’émeraude. Bientôt les Chalets d’Izoard sont atteints. Croisement d’itinéraire, civil et aussi glacial que la face Nord, avec des chasseurs 4x4. Ou un démiurge vilain ?
Quelques hésitations pour trouver l’engagement du sentier du Bois des Loubardières ; courte remontée et que la joie s’éclate sur le monotrace lisse et joueur en traversée d’abord puis à droite (1ere descente) en épingles dont quelques trialisantes. Ou un thaumaturge joueur ?
Au bas de la descente, la route du col de l’Izoard à remonter, fastidieux mais calme jusqu’au point 2230. A l’embranchement du Sentier Botanique, je suis rejoint par un vttiste qui vient de l’Izoard. Quelques échanges d’itinéraires. Il me propose de rider ensemble. Un moment heureux de solitude interrompue. Après quelques instants je le laisse passer devant. Il file. C’est un furieux, et moi je talonne. Ca fait du bien de s’éclater. Plus de photos, pas le temps. Enorme, la descente s’enchaîne, sec, lisse, ludique et esthétique. Ou un danseur étoile ?
A Laus, un salut complice, et je poursuis jusqu’à Cervières que je rejoins.
Ou un heureux hasard ?
Il est 15h07

Distance réelle parcourue : 32 km
Denivelé réel effectué : 1663 m



 
 
 
 

Commentaires

» Par Christophe, le dimanche 04 octobre 2009 à 19:34

Merci encore pour ce descriptif précis qui m'a permis d'y être pendant qq minutes. vivement la prochaine sortie ensemble ...

» Par Enkidou, le dimanche 04 octobre 2009 à 21:36

Ok Christophe, merci. Oui ce fut un grand moment de bonheur que la solitude densifie chaque fois. Le retour sur image frappe fort de cette évidence. Mais il me plairait tout autant, sinon d'avantage, de partager ces instants d'espaces d'infinie beauté.
@+ Enkidou

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