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Par francois le 14.08.13
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5091 m Shingo La : Traversée du Zanskar (Dharsha > Padum > Rangdum)

Traverser le Zanskar en vtt : un rêve réalisé.
Le sens proposé ici demande d'être déjà acclimaté puisqu'on franchit un col à 5100 m dès le 3e jour mais l'essentiel du parcours se fait en descente, donc sur le VTT.
La montée s'effectue "vélo sur les chevaux" mais la descente est (à part quelques courts passages non roulants) cyclable à partir de 4700 m et jusqu'à Padum puis Rangdum.

Données techniques

Région : Inde
Longueur [?] : 260 km.
Denivelé (+) [?] : 5000 m.
Denivelé (-) : 4000 m.
Roul.dif./Poussage [?] : 300 m.
Portage Oblig. [?] : 1000 m.
SPR [?] : (30/70/0)

Nb de jours : +7
Cartographie [?] : Ladakh Centre

Dif. montée [?] : 5
Dif. descente [?] : 4
Dif. max : T5 ponctuellement
Exposition [?] : 3

Interêt [?] (10/10)

Départ/Accès

Départ : Dharcha (3300 m) - Syr par la route de Manali/Leh

Itinéraire

ATTENTION ! Cet itinéraire est une ébauche et reste à finaliser. Pour le moment, suivre le fichiers GPS.

L'itinéraire décrit ici est en fait un trek très classique à pied mais qu'on effectue plutôt dans l'autre sens car il permet une acclimatation en douceur.
Mais le sens décrit ici est plus adapté au VTT puisqu'on monte pendant 3 jours avant une longue descente (à 98% cyclable) de 4 ou 5 jours.
Il nécessite néanmoins une bonne acclimatation préalable puisqu'on passe un col à 5100 m dès le 3e jour...

Les premiers 30 km après Dharcha sont intégralement cyclables à la montée puisqu'il s'agit d'une piste (goudronnée pour les 17 premiers km !), cette piste (en construction) avance vraisemblablement de plusieurs km par an.
Pour le moment, elle n'est carrossable que jusqu'à Zanskar Sumdo (4000 m env.).
A partir de là et jusqu'au Shingo La (5100 m), il faut mettre les vélos sur des chevaux (2 jours).
Le début de la descente du col n'est pas cyclable mais on peut remonter sur les vélos dès 4700 m et ça roule jusqu'à Padum, avec quelques zones non roulantes.
Le sentier est quand même parfois assez technique et parfois bien exposé avec des pentes parfois raides dans lesquelles il est taillé à flanc de montagne.
Il faut posséder un niveau technique suffisant (T3/T4) pour bien l’apprécier... Il faut aussi être capable de porter son vélo pendant quelques dizaines de minutes, ce qui reste parfois assez physique à ces altitudes.
Ce trajet n'est absolument pas envisageable avec des vélos chargés (sacoches) et il faut (à moins d'être très fort et très entrainé à l'altitude) se faire accompagner d'une équipe locale avec chevaux (ou ânes), muletier et éventuellement d'un guide qui ne sert pas à montrer le chemin puisque le chemin est évident et que le muletier le connait par cœur mais à pourvoir discuter un peu en anglais et à ne pas voyager idiot car la majorité des muletiers ne parlent que le Ladakhi...

Il faut bien se mettre d'accord avant le départ avec le muletier (et le guide) pour que le chargement (et le déchargement) des vélos se fasse dans de bonnes conditions, il faut être vigilent, les muletiers sont habitués à transporter n'importe quoi mais très rarement des vélos, le matériel peut beaucoup souffrir : par précaution, nous avions démonté les roues, les pédales et les dérailleurs.
Malgré cela, il y a eu un peu de casse (gaine de dérailleur arrière arrachée, roue voilée, étrier de frein cassé) et il faut avoir de quoi réparer.
Je n'ose pas imaginer ce qui se serait passé si nous avions eu des freins à disque... Il vaut mieux à mon avis avoir des vélos "rustiques".

Trace GPS

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Remarques/Variantes

Le Zanskar est une des régions les plus isolées de l'Inde, inaccessible d'Octobre à Mai à cause de la neige et de l'altitude importante des cols (4400 m pour le plus bas, le Pensi La).
C'est pourtant une région habitée et l'un des grands intérêts de ce parcours est la traversée d'assez nombreux villages d'altitude (entre 4400 m et 3600 m) dans lesquels le mode de vie ancestral des Ladakhis perdure.
La lumière du Zanskar est crue, dure, contrastée mais magnifique et les paysages n'en sont que plus grandioses. Le zanskar est en fait un désert d'altitude parsemé de quelques oasis où les Zanskaris ont établis des villages, essentiellement grâce à d'importants travaux d'irrigation, de nombreux canaux en témoignent. Ils cultivent essentiellement de l'orge, quelques légumes et la saison est courte, quelques mois à peine pour semer, cultiver et récolter ! Et il y a les yaks: essentiel pour les Ladakhis et Zanskaris, le yak donne la viande (le plus souvent séchée), la laine, le lait, le fromage, le lhassi, et le combustibles (les bouses !) pour se chauffer tout l'hiver et même quelques soirées fraiches de l'été !

Commentaires Terrain/Points d'eau :
Sentiers parfois techniques à la descente.

Notes/Commentaires sur l'Itinéraire

» Par francois, le mercredi 14 aout 2013 à 11:54 (10/10)

A faire une fois dans sa vie...


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Shingo La, Traversée du Zanskar (Dharsha > Padum > Rangdum) : Sortie du vendredi 19 juillet 2013 par francois

Participants : Patricia

Remarques terrain

RAS

Récit de la sortie

Nos étapes.

Jour 1: Dharcha Palamao; D+: 400 m; 17 kms.
Départ tardif après la rencontre avec le muletier et le guide, l’achat du matériel manquant (réchaud à kérosène...) et de la nourriture pour 6 ou 7 jours, le vol de mes chaussures de trek (oubliées sur un mur, il faut le dire...), l'achat de chaussures de trek pourries auprès d'un commerçant rusé pour la modique somme de 10000 roupies, l'arrivée à Palamao, la redescente avec le guide (en vtt) à Dharcha pour rendre les chaussures car le bon prix, c'est 1000 roupies, la négociation musclée avec le commerçant rusé, la remontée à Palamao avec les dites chaussures finalement achetées 1000 roupies, bref, tout cela prend du temps ! Menu du soir: riz et lentille.

Jour 2: Palamo - Mindror (4500 m); D+: 500 m; distance: 15 kms env.
La piste est encore cyclable jusqu'à Zanskar Sumdo (4000 m) puis il faut charger les vélos sur les chevaux et franchir notre premier pont de singe (ce sera en fait le plus facile de tous...). Il fait mauvais, il pleut, il y a du vent (dans le dos heureusement) et malgré notre acclimatation déjà entamée depuis une semaine et un premier passage de col à 4300 m 2 jours avant, on souffle pas mal. Il commence à faire froid et humide à l'arrivée au lieu de campement mais heureusement, la pluie s'arrête et il se met à faire presque beau (mais pas chaud). Au menu: lentille, riz et chapatis.

Jour 3: Mindror - Shingo La (5100 m) Lakhang Sumdo (4500 m). D+: 600 m; D-: 600 m; 20 kms env.
Il fait beau, le col se laisse monter malgré un mal de tête de plus en plus fort pour moi. Paysage magnifique, glaciers, neige, lacs d'altitude. le début de la descente n'est pas cyclable mais dès 4700 ça l'aurait été si nous avions pris la précaution d'avoir les chevaux pas trop loin. Nous descendons à pied jusqu'au camp (4500 m) près d'un "tea shop": il s'agit d'une tente sous laquelle on peut s'abriter , se restaurer, boire du thé et acheter des bricoles à manger en cas de gros besoin; on achètera des nouilles ("maggi noddles"), ça change du riz et des lentilles (qu'on aura quand même, bien sur...).

Jour 4: Lakhang Sumdo - Shing (4100 m). D-: 400 m; 20 kms.
Superbe descente en vtt dans des paysages de rêves. Quelques passages non cyclables avec portage mais plus on descend, plus c'est cyclable. C'est le rêve, on fait du vrai vtt (parfois technique et difficile) dans l'Himalaya. Etape au village de Shing, magnifique architecture Zanskari à plus de 4000 m entouré de champs d'orge, une tache vert fluo au milieu d'un désert rouge et jaune. La lumière du soir est magnifique; nous dormons dans la maison de notre horseman, nous avons l'impression (bien réelle !) d'être hors du temps, hors du monde, très haut au dessus de nos habitudes occidentales. Le vtt à ces altitudes reste éprouvant et pas besoin de marchand de sable malgré l'altitude un peu oppressante la nuit.

Jour 5: Shing - Tangso - Bergeries d'altitude (4800 m) - Shing - Trangtse (4000 m).
Balade à pied vers le village de Norbu (notre guide), qui nous mène aux bergeries d'altitude tenues par des équipes de 3 femmes qui se relaient toutes les semaines pour traire les yaks, faire le fromage, le yaourt, etc... Encore une exceptionnelle matinée hors du temps; nous nous gavons de lhassi, yaourt, fromage, graines d'orge, tsampa, jusqu'à être un peu malades (surtout Patricia) mais c'est tellement bon (et puis ça change du riz et des lentilles). Il faut redescendre et quitter ce petit paradis (du moins tant que ça ne dure que quelques heures parce qu'à longueur d'année, ce doit être une autre histoire...).
Le début de la descente à vélo est facile, mais ça se corse très vite. Nous sommes seuls (Norbu a disparu, Jigmet (le horseman) est loin derrière et le chemin est horriblement caillouteux. Patricia a l'impression que son dos se démonte et finit par marcher à coté du vélo. Il faut traverser et retraverser une rivière boueuse, avec de l'eau aux genoux, on est mouillés, la lumière décline, le vent se lève; au moment de s'engager dans des gorges dont nous ne voyons pas la fin avant plusieurs heures, je dis "STOP!" énergiquement à Patricia qui voudrait continuer; je ne le sens pas du tout, il vaut mieux marcher 1/2 h à l'envers pour retrouver un endroit campable. Nous retrouvons Jigmet qui s'inquiète pour Norbu qui n'est toujours pas là; je m'énerve un peu contre le pauvre Jigmet qui n'y est pour rien, on se réconcilie en se prenant dans les bras une heure après (que les zanskaris sont chaleureux et profondément humains !) et on s'arrête là pour camper et attendre Norbu. Petite étape par la distance, pas par la richesse des heures même si elles ne sont pas toutes agréables !
Norbu finit par arriver à la nuit, honteux zé confus : il nous explique avoir eu des saignements de nez importants ce qui expliquerait son retard... Jigmet pense plutôt qu'il a un peu trop bu avec ses copains du village (qu'il n'avait pas vus depuis plusieurs semaines), on ne saura jamais la vérité et c'est tant pis (ou tant mieux).

Jour 6: Trangste - Kang Sar - Phugtal (3900 m).D+ : 200 m, D-: 300 m; 25 kms.
Tout va mieux aujourd'hui: Norbu est redevenu normal, la piste reste globalement bien cyclable même si les nombreuses courtes remontées la rendent bien physique, le paysage et les villages restent magnifiques même si le temps est plus variable, l'arrivée au camp est magnifique mais l'arrivée à Phugtal, gompa (monastère) magnifiquement accrochée à flanc de montagne restera un grand moment dans nos vies de trekkeurs... Le site est incroyable, et surtout habité (il faudrait dire "inspiré") depuis des siècles (une dizaine) et le souffle mystique de l'esprit nous semble palpable. Il y a là, 100 ou 200 m au dessus de la rivière, accrochées en pleine paroi, une grotte, une source et des habitations (troglodytes ou non) ou des moines réussissent à vivre, et joyeusement en plus ! Les bouddhistes sont gais et les jeunes lamas (des enfants de 9 à 15 ans) reçoivent de temps en temps de vagues coups de baguettes de la part d'un moine rigolard qui leur apprend à psalmodier et chanter des mantras. Tout ce la se passe sur une des terrasses bien ventilées de la Gompa, au dessus du vide et dans la lumière du soir.

Jour 7: Kang Sar - Ychar (3900 m); D+: 300 m, D-: 400 m; 25 kms.

Le magnifique sentier à flanc dans les gorges reste cyclable même s'il est parfois bien exposé au dessus du vide. Il s'agit d'un magnifique parcours de vtt avec quelques sévères remontées souvent bien cassantes; mais ça descend plus que ça monte ! Le sentier finit par descendre au niveau de la rivière où un improbable pont de singe semble pouvoir nous faire traverser; mais il faut avoir le coeur bien accroché et passer précautionneusement un par un; ça tangue et ça vire, mais ça passe. Les 100 m de remontées sur un sentiers escarpés sont exténuants, mais on finit par arriver au bord de la nouvelle piste (qui devient carrossable ici); un genre fr "tea shop" est là, où l'on peut manger à nouveau des "maggis noddles", ce qui est une bénédiction car ça change du riz et des lentilles (comme je crois l'avoir déjà dit). Nous rejoignons les chevaux (qui n'ont pas pu passer le fameux pont de singe) à Ychar, village charmant mais perché 100 m au dessus de la piste et 100 m à cette altitude, ça compte. Nuit en "homestay" plutôt sympa malgré les lentilles et le riz agrémentés de chapatis...


Jour 8: Ychar - Padum (3600 m); D+: 425 m; D-: 575 m; 35 kms.


Nous disons adieu à Jigmet, notre horseman qui rentre chez lui à Shing; Nous retrouverons ce soir Norbu qui fera du stop pour rallier Padum; pour nous c'est en vélo avec les grosses sacoches ! C'est physique mais en gros ça descend; Cependant mon altimètre aura compter ce soir 425 m de D+, ce qui est beaucoup pour une étape de descente... La piste est sinueuse et monte ou descend sans arrêts. Nous traversons des gorges impressionnantes, il paraît illusoire de vouloir maintenir ici une piste en état carrossable mais c'est pourtant ce qu'il semble se passer, grâce au travail de milliers d'indiens qui viennent travailler dans ds conditions extrêmement difficiles pendants les deux mois d'été. Nous finissons par arriver à Padum, "capitale" du Zanskar, en fait un gros bourg matérialisé par l'intersection de 2 rues. Il y a quelques boutiques ouvertes mais mes espoirs de trouver de la gaine de dérailleur pour le vélo de Patricia s'amenuisent de minutes en minutes, puis s'évanouissent. Il lui faudra continuer encore pendant 150 kms en changeant le moins souvent possible de braquet... Pauvre "Petit Chat" (les Zanskaris ont du mal à prononcer "Patricia" et on entend "Petit Chat" à la place...) ! Nous confions à Norbu la tâche de refaire le plein de ravitaillement pour le trek qui va suivre entre Rangdum (à 150 km de piste de Padum) et Kanji via le Kanji La (5200 m). Nous allons rejoindre Rangdum en 2 jours de vélo tandis qu'il prendra un transport de Padum à Rangdum demain; c'est du moins ce qui était prévu... Nuit à l'Ibex hotel, presque confortable, pas d'eau chaude évidemment.


Jour 9: Padum - Chibra (3800 m); D+: 600 m; D-: 300 m; 10h30 de vélo.
Le temps est superbe, pas un nuage, il se met vite à faire très chaud ! Le paysage est splendide, beaucoup de montagnes glaciaires à notre gauche, au Sud. Ça roule plutôt bien mais vers 13 h, la chaleur devient difficilement supportable et nous demandons l'hospitalité pour quelques heures à l'abri d'une maison Zanskari où l'on nous offre (outre l'ombre) du thé, de la tsampa et du fromage. C'est plus que nous l’espérions !
Mais il faut repartir vers 14h (l'heure la plus chaude !). Mon vélo est très lourd et j'en bave, Patricia aussi, le poids de son vélo étant directement proportionnel à la taille de ses cuisses... Dans l'après midi, le vent d'Ouest se réveille et vient contrarier nos efforts. Nous nous rangeons en ordre de bataille: moi devant à fendre la bise, Patricia tentant avec plus ou moins de réussite de s'abriter derrière ma large carrure d’athlète et de sucer ma roue arrière... Vers 19h, peu avant la nuit, nous arrivons au dernier village avant le col du Pensi La, Chibra, vers 3800 m. Le village (quelques maisons) semble désert quand j'avise au loin un être vivant qui semble ramener ses brebis. Je pars à sa rencontre pour demander l'hospitalité, ce qu'il m'accorde rapidement et généreusement. Mais l'homme seul qui habite cette maison nous dit qu'il ne sera pas là ce soir et nous explique tout ce qu'il faut savoir pour survivre dans sa maison Zanskari: où sont les toilettes, où est le gaz, l'allume gaz, où sont les casseroles, où trouver l'eau, où sont stockés le riz et les lentilles (et oui, comme d'hab'), les épices, le sel et le sucre; bref nous voilà pour quelques heures seuls maitres à bord d'une grande maison qui va traverser la nuit. Il s'agit, nous en avons conscience, d'un moment extraordinaire !

Jour 10: Chibra - Pensi La (4400 m) - Rangdum (4000 m); D+: 900 m; D-: 725m; 80 kms; 12 h de vélo.

Nous retrouvons notre hôte le lendemain matin; nous finissons le riz de la veille et partons de bonne heure tandis qu'il sort son troupeau. La journée va être rude avec un grand col et l'obligation d'arriver à Rangdum avant la nuit car nous n'avons pas de tente. Mais le temps est toujours au beau et au chaud !) fixe; les glaciers étincellent autour de nous, c'est somptueux. Vers 11h, un campement de nomade nous permet de nous restaurer: nous nous gavons à nouveau de fromage, de chapatis et de lhassi, au grand dam de l'estomac de "petit Chat" qui ne l'entend pas de cette oreille...
Nous voyons le col (il paraît proche à cause de l'incroyable transparence de l'air) mais je sais qu'il est loin alors que Patricia, très optimiste l'estime à 1 heure seulement... C'est d'ailleurs l'objet d'une de nos plus belles engueulades (les conditions difficiles favorisent ce genre d'incidents): elle ne veut pas me croire (ni surtout admettre !) qu'il nous faudra encore plus de 3 heures pour l'atteindre...
Le paysage devient encore plus beau avec une "mer de glace" locale de plusieurs dizaines de km de long qui serpente à nos pieds et des grands sommets de plus de 6000 m mais malgré les 4400 m d'altitude, il fait très chaud.
La descente est longue, presque fatigante avec les vélos chargés et Rangdum nous paraît encore très loin. Le vent se lève, de face bien sûr, et Patricia hypoglicémise; il faut s'arrêter à l'ombre d'un gros rocher qui nous protège aussi du vent ce qui nous incite a allumer le réchaud pour se faire cuire autre chose que du riz ou des lentilles.
Nous repartons tant bien que mal, heureusement ça descend un peu et nous faisons notre entrée dans Rangdum vers 19h, soit 30 mn avant la nuit. Nous cherchons la maison qui nous avait accueilli il y a 3 ans; quelqu'un nous reconnait et se rappelle de nous, de notre arrivée piteuse il y a 3 ans, le jour des pluies torrentielles qui avaient dévasté une partie du Ladakh, trempés car nous avions du traverser des rivières en crue, Patricia toussant; l'homme qui nous reconnait est le fils de "l'amchi", l'"homme-médecine" ladakhi qui avait soigné Patricia à grand coup de plantes médicinales 3 ans auparavant. Il nous invite pour la deuxième fois dans sa maison, celle dont nous avions gardé un si beau souvenir.


C'est la fin de la partie "vtt" de ce trek au coeur du Zanskar. la suite logique à vélo est la descente dans l'extraordinaire vallée de la Suru qui descend en 2 jours vers Kargil en passant au pied de nombreuses hautes montagnes dont les fameux Nun et Kun, sommets de plus de 7000 m. Voir là: http://www.vttour.fr/sorties/senge-la,4705.html .
Nous l'avions fait il y a 3 ans et pour changer, nous continuons (à pied avec les vélos sur des ânes) par le Kanji La (5250 m) pour rejoindre Kanji à 3 jours de marche, puis Leh, capitale du Ladakh.

Ce trek de 3 jours fut haut en couleurs et en émotions; après une journée de repos à Rangdum à attendre Norbu qui arrivera finalement avec un jour de retard (les transports sont imprévisibles !), nous attaquerons le Kanji La. La journée de repos fut paradisiaque, d'abord au milieu des villageois, puis au monastère de Rangdum où nous passerons l'après-midi puis la nuit, avec des moines rieurs, blagueurs, bon vivants, encore quelques heures hors du temps.... Le Kanji La fut difficile et débuta par un orage de grêle qui nous a surpris avant de pouvoir monter la tente; l'heure et demi passée serrés l'un contre l'autre sous la couverture de survie nous parut bien longue ! Elle failli être fatale à Patricia qui passa une sale nuit agrémentée d'un bonne gastro. La matinée suivante fut plus que pénible avec une jolie crise de tachycardie vers 4300 m, 1000 m sous le col qu'elle parvint quand même à franchir grâce à un mental hors du commun. La descente et la journée du lendemain ne fut plus qu'une formalité, mais dans un paysage de rêve.

Pour ceux que ça intéresse, tout est là:
http://picasaweb.google.com/114757414827040666519/Ladakh2013#



 
 
 
 

Commentaires

» Par fontra, le lundi 26 aout 2013 à 23:50

Encore un très beau voyage, merci pour la partage :)

» Par Phil'Ô, le mardi 27 aout 2013 à 06:54

Wouaou, quel beau voyage ! Merci de nous le faire partager... Que de belles photos :cool: :happy:

» Par MiniZapi, le mercredi 28 aout 2013 à 20:13

wahouuuu bravo pour ces photos d'une excellente qualité.
Merci pour cette magnifique aventure

» Par Rowel, le samedi 31 aout 2013 à 15:02

Belle aventure dépaysante, merci pour le partage !

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